The United Church of Canada/L'Église Unie du CanadaLa composante francophone est l’une des expressions culturelles de l’Église Unie depuis sa création et fait partie du fondement identitaire du pays. Son rôle de leadership, en association avec les Ministères ethniques et les Peuples des premières nations est primordial dans la redéfinition identitaire de l’Église. Afin de mieux se comprendre et de mieux se connaître les uns les autres, il est bon de retracer les grandes lignes de notre histoire et les défis auxquels nous avons fait face et devons encore faire face en tant que double minorité : minorité francophone au sein d’une Église Anglophone et minorité protestante dans un milieu social catholique.
L’été prochain en 2008 de grandes fêtes célèbreront le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec. Nous y serons ! Aujourd’hui comme par le passé ! Car, comme présence protestante francophone, nos racines remontent jusque là. Pierre Dugua de Mons, le premier gouverneur de la Nouvelle-France, dont une statue vient d’être dressée à Québec, était Huguenot, c’est dire protestant Français – chose qui reste encore dans l’ombre. Des milliers de Québécois descendent aussi, souvent sans le savoir, de ces premiers Huguenots.
De nombreux huguenots en Nouvelle-France
Sur onze gouverneurs qui se sont succédé de 1540 à 1629, six étaient huguenots : Roberval, Chauvin, De Chastes, Charles de Bourbon, Condé, Louis de Kirke. De plus, il est bon de rappeler à la veille du 400e anniversaire de la ville que le gouverneur Samuel de Champlain a vraisemblablement été protestant à sa naissance même s’il est devenu catholique par la suite; il a intimement collaboré avec le huguenot Dugua de Mons à la fondation de la ville de Québec. Une plaque commémorative sur la Place Royale en témoigne.
Des centaines de familles québécoises d’aujourd’hui ont au moins un ancêtre protestant, que ce soit les Bédard, Brunet, Comeau, Gauthier, Girard, Jacob, Langlois, Lefèvre, Ménard, Morin, Perron, Petit, Richard, Rousseau, Samson, Tessier, Thibault, et bien d’autres. Rappelons que, dans les vingt dernières années du Régime français, ce sont essentiellement des compagnies marchandes aux mains de huguenots qui contrôlent l’activité économique de la colonie.
Dans Un protestantisme francophone du courant libéral au cœur du Vieux-Québec, Jean-Louis Lalonde, Unité des Ministères en français de l’Église Unie du Canada, 2007, p. 5.
Dès 1685, la France révoqua les droits religieux et certains droits civils des Protestants Francophones dont plusieurs, en dépit de ces expressions d’intolérance, gardèrent leur identité de foi et leur liberté de conviction et de conscience, souvent sous la couverte, sur une base individuelle. Ce n’était pas encore le temps des accommodements raisonnables !
Une lettre du colporteur huron Tsioui
«Certains catholiques qui viennent me voir chez moi ou me reçoivent chez eux sont menacés de perdre leur emploi à cause de l’Évangile. On les persécute parce qu’ils me rencontrent, mais ils sont décidés à ne pas céder sous la pression. […] Ils choisissent de me voir à neuf ou dix heures le soir pour échapper aux curieux. Le fait que le clergé s’allie à ceux qui détiennent l’autorité pour maintenir notre pauvre peuple en captivité explique qu’il y ait si peu de conversions. Malgré tout, plusieurs d’entre eux sont bien décidés à participer à nos activités quel qu’en soit le prix.»
The Presbyterian Record, 1897, notre traduction. Dans Un protestantisme francophone du courant libéral au cœur du Vieux-Québec, Jean-Louis Lalonde, Unité des Ministères en français de l’Église Unie du Canada, 2007, p. 7.
Il faut attendre les années 1830 pour que le Protestantisme francophone Réformé se redéploie au Québec et d’où nous pouvons, comme Église, retracer nos racines directes. Mentionnons notamment la fondation de L’Église de Belle-Rivière, au nord de Montréal, de la Mission Saint-Jean en 1841, maintenant l’Église Unie Saint-Jean, au cœur de Montréal, et en 1905, l’Église Unie de Pinguet, plantée en plein milieu rural au nord de Rivière-du-Loup et qui connait un nouveau départ (voir plus bas dans les suggestions de livres celui sur le 100e anniversaire de Pinguet).
Du côté d’un nouvel envol, mentionnons notamment la paroisse Saint-Pierre plantée dans le vieux Québec et qui vient de célébrer son 20e anniversaire. C’est une communauté ouverte sur l’avenir qui allie spiritualité et justice sociale, elle a été le lieu de refuge et de sanctuaire de Mohamad Cherfi, liberté de penser et d’agir, respect et inclusion de tous et toutes, notamment des gais et lesbiennes, et aussi dialogue interreligieux et clarté de conviction (voir plus bas dans les suggestions de livres celui sur le 20e anniversaire de la paroisse Saint-Pierre).
L’aperçu historique de la présence et du témoignage francophone de l’Église Unie révèle une communauté de foi résiliente, ouverte et dynamique, répondant aux aspirations de spiritualité des francophones face aux grands enjeux de notre temps, tels qu’on les vit au sein de notre vie de tous les jours (voir plus bas dans les suggestions de livres «Des loups dans la bergerie» de Jean-Louis Lalonde).
Nos communautés accueillent toutes les personnes qui désirent vivre leur foi en Dieu et en Jésus-Christ avec intégrité et en toute liberté, quel que soit leur âge, leur sexe, leur orientation sexuelle, leur origine ethnique et culturelle, leur couleur, leur statut civil ou social.
La contribution de chaque personne à tous les aspects de la vie démocratique de l’Église est considérée comme un enrichissement. Nous sommes enrichis par la diversité spirituelle, culturelle et ethnique, c’est un cadeau de Dieu.
Nous sommes une Église qui baptise enfants et adultes, et où chacun et chacune sont accueillis à la Communion, comme Dieu nous accueille, dans le partage du pain et du vin, partage d’amour, de solidarité et d’espérance, pour nous et pour le monde.
Nous mettons de l’avant...
Un réseau grandissant de personnes, de paroisses, de groupes émergents est prêt à accueillir, au Québec et au Canada, sans condition et sans pression aucune, toute personne qui librement souhaiterait contacter l’Église Unie, par téléphone, par courriel ou en personne, que ce soit pour s’informer, voir, ou se joindre à une communauté qui corresponde à sa recherche.
Que ce soit pour voir ou participer au déroulement d’un service, recueillir de l’information ou de la documentation, parler à un-e pasteur-e, demander du soutien personnel ou un accompagnement spirituel respectueux et sans jugement, requérir un baptême, un mariage, un service funèbre, ou s’informer sur les activités d’une paroisse ou sur les positions et actions de l’Église sur des questions telles l’environnement, les droits humains, la famille, le mariage gai, le contrôle des naissances, le remariage des divorcés, ou de toute question spirituelle et théologique que vous désirez approfondir en toute liberté….
Nos communautés sont diverses, et c’est notre richesse. Beaucoup sont diverses et pluriculturelles, certaines rurales tel Pinguet ou Namur, d’autres au cœur des villes. Certaines églises abritent plusieurs communautés qui s’épaulent mutuellement, tel à Québec où la paroisse Saint-Pierre partage son lieu avec la paroisse Chalmers Wesley, anglophone bilingue, ou encore à Montréal, la paroisse Latino-Américaine Camino d’Emaus, dynamique et engagée qui chemine avec l’Église Unie Saint-Jean, une paroisse francophone pluriculturelle et vivace…. Certaines paroisses anglophones sont bilingues et heureuses de servir, accompagner des francophones ou de les référer pour répondre à ce qu’ils et elles cherchent.
Vous trouverez une liste – incomplète – de notre réseau en évolution qui ne cesse de s’étendre.
Visitez-nous, nous en seront plus riches.
Notre Église francophone se bâtit grâce à des groupes locaux ou de quartier, des paroisses, un Consistoire francophone, le Consistoire Laurentien (regroupement de paroisses, pasteurs et laïcs dans une région donnée), un Synode bilingue couvrant le Québec et l’est de l’Ontario, l’Unité des Ministères en français chargée du soutien, de la coordination et de la promotion des Ministères en français (UMiF) pour l’Église Unie du Canada.
Paroisses, Consistoires et Synodes possèdent leur site Web.
Nous ne sommes pas seul-es,
Nous vivons dans le monde que Dieu à Créé
… ainsi commence et se termine notre Confession de Foi, simple et dépouillée.
Merci de venir nous visiter, cela nous enrichi, nous stimule et nous honore.
Nos serons heureux de vous recevoir, de vous connaître dans ce que vous avez d’unique. Et que Dieu a placé en vous.
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