The United Church of Canada/L'Église Unie du CanadaVendredi 13 janvier 2012
Toronto: Dans une déclaration émise aujourd’hui, l’Église Unie du Canada a demandé au gouvernement canadien de rassurer les couples de même sexe qui ne résident pas au pays, ainsi que les membres du clergé ayant célébré leur mariage, sur le fait que le Canada reconnaît la validité de leur mariage.
«La légitimité de l’amour exprimé par l’alliance du mariage ne dépend pas du lieu où le couple habite», dit la modératrice de l’Église, Mardi Tindal. «Le Canada reconnaît les mariages de conjoints de même sexe dans sa législation, et par le fait même tous ces mariages dûment autorisés doivent être considérés comme légitimes.»
Madame Tindal ajoute être vivement préoccupée par le choc et la souffrance que les grands titres des journaux d’aujourd’hui ont pu avoir causé, compte tenu de la longue lutte que les couples de même sexe ont déjà dû mener pour obtenir leur reconnaissance.
«Je suis moi-même mariée depuis plusieurs décennies à un homme que j’aime profondément, et je ne peux même pas imaginer ce que je ressentirais si on me disait que mon mariage n’est plus valide», dit Mardi Tindal.
L’Église Unie du Canada est bien connue pour sa défense du mariage des conjoints de même sexe. Dans un mémoire présenté à la Cour suprême du Canada en 2004, l’Église arguait que les couples de même sexe devraient avoir le droit de se marier légalement. Lorsque le gouvernement canadien a présenté la mesure législative concernant les couples de même sexe en 2005, l’Église a qualifié cette dernière de solution gagnante pour tout le monde.
À cette époque, l’Église avait affirmé: «Cette législation aura pour effet la mise en valeur du mariage, et non sa dévalorisation, la liberté religieuse sera protégée, et non menacée, et la société canadienne s’en trouvera fortifiée, et non affaiblie.»
Madame Tindal ajoute: «Si le Canada est prêt à permettre le mariage de conjoints de même sexe qui n’habitent pas ici, nous devons alors nous préparer à travailler avec eux et elles lorsque la relation prend fin et que le couple demande le divorce».
Elle explique que beaucoup de pasteurs de l’Église Unie ont célébré en toute bonne foi des mariages de couples de même sexe, ajoutant ainsi une bénédiction spirituelle à l’engagement légal. Apprendre que ces mariages ne sont plus valides représenterait un énorme désappointement non seulement pour les couples concernés, mais aussi pour les pasteurs ayant célébré ces mariages.
«L’Église Unie du Canada croit que Dieu nous appelle d’abord et avant tout, comme disciples de Jésus Christ, à un amour expansif qui va au-delà des limites et des frontières», dit Mardi Tindal. «Nous attendons avec impatience la confirmation du gouvernement voulant que le Canada maintienne sa décision, indépendamment de la volonté d’autres États ou pays de reconnaître ou non le mariage des couples de même sexe.»
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