The United Church of Canada/L'Église Unie du CanadaMercredi 23 novembre 2011
Montréal : Vers la fin du mois, la modératrice de l'Église Unie du Canada, Mardi Tindal, se joindra à d'autres dirigeants religieux du monde entier qui apporteront leur témoignage à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques
, à Durban, en Afrique du Sud.
Madame Tindal prendra part à cette Conférence en tant que membre d'une délégation du Conseil œcuménique des Églises
. Avec le pasteur Willard Metzger, secrétaire général de l'Église mennonite au Canada
(en anglais seulement), elle représentera un groupe de dirigeants religieux canadiens issus de traditions et organisations religieuses diverses. Le message qu'ils porteront à Durban sera celui d'un appel interreligieux à la solidarité pour le leadership et l'action sur la question des changements climatiques.
«Les changements climatiques ont plongé la planète dans une crise qui ne connaît pas de frontières», dit Mardi Tindal. «Il n'y a qu'une famille humaine, et nous habitons tous la Terre.»
Madame Tindal explique que nos diverses traditions religieuses nous enseignent que les intérêts particuliers d'un groupe ou d'une nation sont servis au mieux lorsque les intérêts communs sont bien servis. Le changement climatique est une crise planétaire qui requiert des solutions globales ayant pour priorité le bien-être collectif, en particulier celui des plus vulnérables.
«Alors que nous sommes confrontés à la crise des océans et du changement climatique, les traditions religieuses du monde entier nous enseignent à dépasser nos intérêts propres – individuels et collectifs – aujourd'hui et pour les générations futures», ajoute Mardi Tindal.
Elle affirme que la contribution sans précédent de l'homme au problème des changements climatiques est à sa base même symptomatique d'une carence spirituelle: l'intérêt personnel sans limite, la compétition destructive et la cupidité ont donné lieu à des modèles insoutenables de production et de consommation.
Elle ajoute encore que l'Appel interreligieux canadien au leadership et à l'action sur le changement climatique
[PDF: 6 pp/113 Ko] (en anglais seulement) affirme qu'une économie durable doit être fondée sur les valeurs de la modération, de la coopération et de la réciprocité.
«En tant que leaders religieux, nous estimons que les gens sont plus que des consommateurs insatiables», dit madame Tindal. «Nous sommes convaincus qu'il faut travailler ensemble pour transformer la culture de l'intérêt personnel et de la consommation sans précédent vers une culture de justice pour tous».
La modératrice croit que les représentants à cette 17e Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, qui se tiendra du 28 novembre au 9 décembre 2011 à Durban en Afrique du Sud, peut devenir le point tournant permettant à la communauté mondiale que nous sommes de changer notre façon de penser et d'agir au regard des changements climatiques.
«Notre environnement est la source naturelle de notre richesse et l'habitat de millions d'espèces dont nous sommes les intendants planétaires», ajoute madame Tindal. «Combien de temps pouvons-nous encore troquer cet inestimable héritage contre la promesse de profits économiques toujours plus grands?»
Mardi Tindal explique que les dirigeants religieux canadiens en appellent au leadership pour placer l'intérêt à long terme de l'humanité et de la planète devant les préoccupations économiques et nationales à court terme.
Elle dit que certains pays, beaucoup plus affectés par le changement climatique que d'autres, subissent des fluctuations majeures de conditions météorologiques. Ils vivent l'impact de l'élévation du niveau des mers et l'érosion des sols responsables de la sécheresse ou des inondations. Plus souvent qu'autrement, ces pays sont parmi les plus pauvres et les moins bien équipés pour faire face à l'adversité.
Madame Tindal déclare qu'il est temps pour tous les humains de faire le point sur leur comportement collectif et de transformer leur culture de consommation et de gaspillage en une culture de durabilité.
«Nos choix de tous les jours concernant la nourriture, les déplacements, le vêtement et le divertissement expriment en pratique les valeurs qui sont les nôtres», dit-elle. «En même temps, l'écart entre les convictions que nous affichons et nos actions au quotidien indiquent notre besoin de sensibilisation et de transformation.»
La modératrice Tindal explique que nous devons rechercher la cohérence entre nos convictions et nos actions, pour que nos vies et nos habitudes de consommation reflètent la relation que nous souhaitons avec le reste de l'humanité et la Terre elle-même.
«La relation entre l'humanité et l'environnement s'est trouvée déformée par des gestes qui compromettent le bien-être des générations futures», ajoute-elle. «Nous avons le devoir moral d'agir.»
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