The United Church of Canada/L'Église Unie du CanadaJeudi 6 août 2009
Toronto: Le lundi après-midi 10 août, les délégués-es au 40e Conseil général de l’Église Unie auront l’occasion d’entendre des survivants des pensionnats amérindiens s’adresser à l’Église.
Cet événement privilégié fera sans nul doute une forte impression et suscitera une prise de conscience renouvelée quant au bien fondé de l’engagement de l’Église Unie à cheminer vers la réconciliation dans ses relations avec les membres des Premières Nations du Canada
Marie Wilson, une des trois commissaires récemment nommée à la Commission de vérité et de réconciliation relative aux pensionnats indiens (CVR)
participera également à cette session de 90 minutes afin d’aider les délégués-es à bien considérer les deux questions suivantes:
Quelle opportunité la Commission de vérité et de réconciliation offre-t-elle à notre pays?
Quelles sont deux choses que je pourrais faire, une fois de retour chez moi, pour préparer la tournée de la Commission dans ma communauté / ma paroisse?
Ce point à l’ordre du jour du lundi après-midi conclura la participation de l’Église, pendant la fin de semaine, à une rencontre de survivants, rencontre convoquée par la Tk’emlups Indian Band
, First Nations Health Council
, et la B.C. Indian Residential Schools Survivors Society
. Le modérateur David Giuliano et la secrétaire générale Nora Sanders, ainsi que d’autres représentants de l’Église Unie invités, se rendront à Kamloops le vendredi après-midi 7 août et participeront en soirée à ce rassemblement de survivants d’une durée de trois jours.
Le lundi soir, les délégués-es auront aussi l’occasion de participer à des ateliers libres qui aborderont l’élaboration de stratégies paroissiales quant à la tournée de la Commission de vérité et de réconciliation et aussi la mise en œuvre de relations justes.
Le pasteur James Scott, responsable du dossier des pensionnats amérindiens pour le Conseil général de l’Église Unie du Canada nous rappelle que: «la réconciliation, particulièrement lorsqu’un tort sérieux a été causé, est bien davantage qu’un simple “Je suis désolé”. Les «excuses» ne sont pas la conclusion d’une rencontre entre deux personnes mais bien le début d’une manière transformée d’être ensemble. Une relation doit être rétablie, une amitié reconstruite, une vie commune harmonieuse créée.»
James Scott poursuit ainsi: «Les “excuses” ne sont que le commencement, elles ne sont pas la réconciliation. Le vrai labeur de réconciliation est de traduire dans la vie ces excuses. Je crois que notre Église s’est efforcée de traduire par des actes ses paroles d’excuses. À chaque pas fait dans cette direction, nous nous rendons compte de tout ce qui est requis pour se réconcilier. Nous commençons à peine de prendre conscience de l’étendue des torts causés, de toute la distance que nous avons à parcourir sur le chemin de la guérison et de la profondeur des changements nécessaires pour le faire.»
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