The United Church of Canada/L'Église Unie du CanadaIl existe un lien étroit entre les fondements théologiques d’une Église et les valeurs et pratiques qui en découlent et qui traduisent des choix éthiques. L’Église Unie se reconnaît dans les choix des valeurs qui sous-tendent ses prises de position et son engagement à mettre l’Évangile en pratique dans le monde.
Dieu est Source de vie non seulement pour les chrétiens mais pour toute la communauté humaine et pour la création. De cette foi l’Église Unie s’efforce de vivre en recherche de fidélité à Jésus Christ.
Le dialogue est essentiel pour l’Église Unie. Constituée elle-même par l’union de quatre différentes Églises, elle reconnaît la valeur des autres communautés chrétiennes et religieuses à travers lesquels Dieu se manifeste, notamment à travers les messages, valeurs et actions d’amour, de paix de justice et de respect des autres et de la Création. L’Église Unie est très présente et active dans le dialogue interconfessionnel, œcuménique et interreligieux.
Le partenariat que l’Église Unie recherche avec diverses instances et organisations religieuses et aussi séculières est marqué par la coopération et la mutualité. Convaincue de la valeur d’un témoignage et d’une action qui vont dans le sens de l’Évangile de Jésus-Christ, l’Église Unie ne craint pas de s’associer à tout groupe ou personne travaillant à ce que nous comprenons être « la mission de Dieu » dans ce monde- paix et justice, pardon et réconciliation. sauvegarde de la création et de l’environnement. À l’extérieur du Canada, l’Église Unie ne crée pas de nouvelles missions en son nom, elle soutient et s’associe à des Églises et instances existantes locales de toutes confessions chrétiennes. Elle travaille aussi en partenariat avec des organisations de développement, de défense des droits humains, de protection de l’environnement.
Répondre à l’appel de Dieu est un choix qui entraîne des responsabilités. La foi ne se vit pas sans implications et conséquences éthiques.
La contribution de tous et toutes au ministère et à la mission s’actualise dans l’Église Unie. Si notre Église est véritablement portée par « le sacerdoce universel de tous les chrétien-ne-s » (c’est-à-dire que chaque chrétien-ne à un rôle à jouer, un ministère dans son milieu de vie et de travail), il y a place pour le ministère de chacun-e. Les œuvres ne sont pas comptabilisées comme moyen d’obtenir le salut mais elles découlent de la foi sincère en Dieu et témoignent de notre confiance à suivre le Christ dans la transformation de nos vies, de nos rapports sociaux et du monde, c'est-à-dire de la construction – encore qu’imparfaite- du Royaume de Dieu. Nous sommes des collaborateurs et collaboratrices de l’œuvre de Dieu. Dieu a besoin de nous pour aimer et changer ce monde en un monde vivable pour tous et toutes.
La formation permanente est, dans l’Église Unie, une responsabilité de toute l’Église afin d’alimenter la vie spirituelle, relationnelle et active de ses membres. La croissance dans la foi se poursuit la vie durant et devrait toucher tous les aspects de la vie...l’esprit, le cœur, l’intelligence, le faire et l’engagement pour le service des autres et de la création. Des programmes et des ressources sont prévus par l’Église dans ce sens, afin de répondre aux besoins de tout chrétien-ne de nourrir sa foi et sa vie de manière conséquente.
Le respect des autres humains et de la création fait partie des responsabilités fondamentales que Dieu a remises aux hommes et aux femmes, en les faisant « intendants », c'est-à-dire responsables de respecter sa création. Cette mission n’est pas accessoire parmi les tâches et engagements spirituels qui nous incombent en tant que bénéficiaires de l’amour de Dieu et des ressources mises à notre disposition. Essentielle pour l’équilibre et l’harmonie de la vie donnée par Dieu, cet aspect global, interrelié de la responsabilité chrétienne pour les humains et la création est capital parmi les valeurs portées par l’Église Unie et figure dans notre Confession de Foi.
De par sa nature « d’enfant de Dieu », la liberté est un droit fondamental donné par Dieu à chaque être humain et donc un principe fondamental qui inspire la vie de l’Église Unie.
La liberté d’adhésion et de participation est un élément important de la vie dans l’Église Unie. Toute personne est invitée à s’intégrer à la communauté de foi au moment qui lui semble opportun
. Si les membres officiels sont nombreux, on compte cependant beaucoup d’adhérents et de sympathisants qui fréquentent l’Église et participent à ses activités plus ou moins régulièrement. La contribution des dons et des ressources personnelles, si elle est encouragée, est toutefois laissée à la discrétion et au cheminement de chacun-e.
La liberté de conscience, « de libre examen » chère à la tradition protestante dont se réclame l’Église Unie, place la personne face à son Dieu pour de nombreuses questions éthiques d’importance. Guidée par l’Évangile et éclairée par l’Esprit Saint, toute personne doit assumer des choix parfois difficiles qui ne peuvent être tranchés par des dogmes ou des règles absolues. Nous croyons aussi que la conscience éclairée par l’Évangile d3 Jésus Christ, se vit et s’enrichit au sein de la diversité de la communauté de foi qui à la fois nous interpelle et nous soutient. L’Église Unie encourage la diversité des points de vue tant éthiques que théologiques, nous y voyons une richesse et une occasion de croissance. De plus, nous reconnaissons « le droit à l’erreur », car aucun-e de nous ne possède la vérité et l’erreur fait partie de la réalité humaine dont nous ne cessons d'apprendre pour grandir et changer. Nous croyons profondément, en tant qu’individus et collectivités que nous vivons du pardon et de la Grâce de Dieu. Cela nous donne des ailes pour nous relever, recommencer et apprendre sans cesse à mieux aimer.
Nous vivons de la Liberté que Dieu nous accorde.
La liberté du statut social : le choix est laissé à tout membre et à toute personne exerçant le ministère pastoral de l’Église Unie. Vivre en couple ou demeurer célibataire, avec ou sans enfants, sont des possibilités offertes par Dieu à l’être humain dans l’ordre de sa création. Ceci n’affecte en rien la réponse à l’appel de Dieu pour l’exercice du ministère pastoral ou de tout autre ministère. Notre Église est une église inclusive qui respecte également homme et femme, personne de toutes ethnies et couleur, de toute orientation sexuelle. Chaque personne à la dignité d’Enfant de Dieu et doit être respectée comme tel.
L’Église Unie est historiquement connue pour ses positions et son action en matière de justice sociale et d’éthique économique. Elle s’inscrit dans une tradition prophétique, celle de Jésus, de soutien, de compassion, de solidarité et de défense des sans-voix et des marginalisés.
La mise en pratique de la justice constitue un des traits marquants de l’Église Unie au Canada comme dans le monde. Déclarations publiques, participation à des coalitions, groupes d’appui, programmes de sensibilisation de justice et de droits humains, mouvements d’entraide et de développement, défense des réfugié-es, de l’environnement… Là où se trouve l’inéquité, l’Église Unie parle et agit. La théologie est comprise comme devant se vivre concrètement dans un témoignage et une action concertés et concrètes. La justice se pratique à tous les niveaux, de la paroisse locale impliquée dans son milieu, aux instances du Conseil général présentes sur la scène publique nationale et internationale. La justice relève d’une spiritualité profonde, enracinée dans la vie et l’œuvre de Jésus Christ, qui a été crucifié par les puissants et les pouvoirs oppressifs. Pour cette spiritualité, la justice c’est le nom social de l’amour et de la compassion face à la souffrance de tout ordre. Affirmer la Vie et la Dignité de chacun-e et l’intégrité de respect de la Création c’est chercher à vivre en harmonie avec la volonté de Dieu.
Née de l’union même de confessions chrétiennes de traditions différentes, l’Église unie est fondée sur le principe d’inclusivité. Cette volonté d’inclure l’a amenée au cours des années à affirmer et à défendre des points de vue souvent controversés et impopulaires.
L’acceptation de la diversité (culturelle, ethnique, théologique, etc.) fait donc partie des caractéristiques les plus frappantes de l’Église Unie. On y accepte que la foi puisse être comprise et vécue de manière sensiblement différente à l’intérieur d’une même communauté ecclésiale. Les chrétiens et chrétiennes sont respecté-e-s dans leur cheminement et dans leur héritage de foi.
Une politique inclusive de non-discrimination est également centrale pour l’organisation et la vie dans l’Église Unie. Personne n’est exclu de la communauté de foi pour des raisons de sexe, de race, de culture, de situation économique, d’orientation sexuelle, etc. Et aucune de ces raisons ne peut devenir un obstacle pour l’admissibilité au ministère pastoral ou à toute autre fonction dans l’Église Unie.
Un ministère qui s’adresse à tous et toutes, de tous âges, de tous les milieux de toutes les cultures, est une importante préoccupation pour la mission dans l’Église Unie. Une attention particulière est apportée à la création de programmes et de ressources pour les enfants, les jeunes, les adultes et les aînés, les personnes handicapées. L’interculturalité dans le respect, la justice et l’acceptation mutuelle, le combat contre la discrimination et le racisme constitue officiellement une orientation de fond de l’Église Unie.
L’égalité de tous les humains devant Dieu se répercute dans l’organisation et la répartition des rôles au sein de l’Église.
La démocratie est à la base de l’organisation représentative et conciliaire de l’Église Unie. Dépourvue d’un système d’autorité pyramidal, son unité de fonctionnement de base est la paroisse locale. Tous les membres ont une voix égale pour les décisions de nature temporelles et spirituelles. Tous les responsables, à tous les niveaux, sont élus ou choisis par des comités font ratifier leur nom par des assemblées plénières. Ainsi, les pasteurs de paroisses sont élus par les paroissiens et approuvés par les Consistoires.
Le ministère de l’Église peut être exercé aussi bien par des femmes que hommes et, selon le cas, par les laïques formé-es et reconnu-es ( mandaté-es) autant que par le personnel pastoral. L’Église Unie compte une diversité de ministères : pastoral, diaconal (service, justice, éducation), laïc (volontaires et /ou formés et mandatés)
L’Église vit d’Espérance et de confiance en Dieu et en Jésus Christ présent parmi nous. Chacun-e est invité-e à donner et recevoir ce qui donne sens, joie et beauté à la vie. C’est notre ministère commun.