The United Church of Canada/L'Église Unie du CanadaL’Église Unie a présenté ses excuses à deux reprises auprès des Premières Nations du Canada. En 1986, l’Église a reconnu qu’elle leur avait imposé la culture européenne au détriment de la leur. En 1998, les excuses portaient plus spécifiquement sur l’héritage laissé par les pensionnats amérindiens.
L’année 2008 a marqué le 10e anniversaire des Excuses officielles de l’Église Unie aux survivants et survivantes des pensionnats autochtones, à leurs famille et à leurs communautés. Les paroisses ont été invitées à souligner cette occasion au moyen d’un culte de commémoration.
En 1986, le modérateur de l’Église Unie a présenté des Excuses aux Premières Nations pour l’époque durant laquelle l’Église Unie leur avait imposé la culture européenne comme condition pour recevoir le message de Jésus Christ et cela, au détriment de leurs croyances et de leurs cultures. (Bien qu’aucune référence directe aux pensionnats n’ait été faite dans l’énoncé de ces excuses, il est évident que ces institutions ont représenté une part importante de la politique nationale d’assimilation du gouvernement.)
Cette année-là, les Excuses ont été reçues sans qu’elles soient pour autant acceptées. Cependant, au cours du 39e Conseil général en 1988, Mme Edith Memnook, une représentante du Synode amérindien (regroupement des paroisses amérindiennes de l’Église Unie), a adressé une Réponse aux excuses (en anglais seulement) présentées deux ans plus tôt.
En 1997, le Conseil général a invité l’Église à se repentir par rapport à son rôle dans le système scolaire des pensionnats amérindiens. Un an plus tard, l’Exécutif du Conseil général s’est officiellement excusé pour la complicité de l’Église Unie à l’avoir appuyé. La raison pour laquelle l’Exécutif a reconnu ses torts, c’est que l’Église a entendu les récits de souffrances causées par la séparation des enfants de leur famille et de leur communauté, par l’abolition de la culture et de la spiritualité, et par les cas d’agression sexuelle et de mauvais traitements qui ont eu lieu dans de nombreux pensionnats. Les excuses ont trouvé leur source dans le sentiment partagé d’avoir péché par complicité à l’époque durant laquelle nous avons collaboré au système. Elles étaient aussi liées au péché par omission commis toutes les fois où nous n’avons pas fait front commun pour dénoncer les pratiques et les politiques nationales qui ont donné naissance à ce système scolaire.
Il est important de souligner que la reconnaissance d’avoir mal agi n’est que le premier pas sur le chemin du repentir. Une fois les excuses présentées, l’Église doit poser des gestes concrets pour prouver qu’elle s’engage réellement à vivre d’une nouvelle manière ses relations avec les communautés des Premières Nations.
Chaque fois que c’est possible, il est important que les excuses soient exprimées d’une personne à une autre, de l’Église aux Premières Nations, et qu’elles ne restent pas qu’un texte officiel. Cela représente donc un défi pour l’Église puisque ces excuses ne doivent pas être présentées à une seule communauté autochtone mais à plusieurs d’entre elles. Voilà pourquoi, en l’an 2000, le Conseil général a mandaté les anciens modérateurs de l’Église Unie pour présenter des excuses en son nom aux différentes communautés.
Discours prononcé par Robert Smith, modérateur d’alors, au cours du 31e Conseil général de l’Église Unie du Canada.
Le modérateur de l’Église Unie a présenté ses excuses aux Premières Nations pour la complicité de l’Église au sujet des pensionnats amérindiens au Canada.